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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Interview de Gaëlle Perrin-Guillet octobre 2013

Publié le 26 Octobre 2013 par Dubruit Danslesoreilles in interviews

Interview de Gaëlle Perrin-Guillet octobre 2013

A l'occasion de la sortie de son thriller Haut-Le-Choeur, Gaëlle Perrin-Guillet a répondu à mes questions afin d'en apprendre plus sur son dernier né.

Bonjour Gaëlle,

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour Gaylord ! Pour cette question, cela va être simple : j’ai 38 printemps bien sonnés, un métier le jour qui est secrétaire de mairie et un métier la nuit qui est auteur. Entre temps, je m’occupe de mes enfants et accessoirement aussi de mon mari !

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire. Déjà petite, j’écrivais des poèmes sur tout ce qui se passait autour de moi. Comme toutes les ados, je tenais aussi un journal intime, ce qui me permettait d’écrire des textes sur mon quotidien. Puis un jour, j’ai eu envie d’écrire une histoire. Une vraie. Avec un début et une fin. J’ai donc écrit mon premier livre à 22 ans. Essai non concluant (mais qui a quand même été publié !) que j’ai renouvelé ensuite…

Vous vous êtes, dans un premier temps, autoéditée. Pourriez-vous revenir sur cette aventure ?

Sacrée belle aventure ! Et en même temps douloureuse. Je m’explique. J’ai choisi l’auto-édition pour différentes raisons. La première parce que je n’avais pas trouvé d’éditeur. C’est orgueilleux, n’est-ce pas ? Mais c’est surtout pour la seconde raison que je l’ai fait : je voulais me confronter à l’avis de lecteurs inconnus. Lorsque l’on écrit, on fait généralement lire ses textes à ses proches. Et les louanges tombent souvent sans qu’on les demande ! Mais rarement de critiques. Du moins, mon entourage de l’époque ne m’en faisait pas… J’ai donc eu besoin de savoir si mon livre avait des lacunes, s’il plaisait ou non, et si critiques il devait y avoir, je les voulais constructive.
C’est ce qu’il s’est passé avec Le sourire du diable. Et là, l’aventure a commencé. J’ai pu faire des salons, rencontrer les lecteurs, parler sans langue de bois et repartir avec des pistes pour les suivants, des erreurs à ne pas refaire. Et j’en ai pris pour mon grade aussi. Cette étiquette d’auto-éditée peut être lourde à porter. Les gens s’acharnent à vous démonter (et oui, vous n’avez pas d’éditeur, c’est donc que votre texte ne mérite pas d’être lu, c’est bien connu !) et il faut avoir les épaules solides parfois.
Mais ce que je retiendrai surtout de cette aventure, ce sont les belles rencontres que j’ai faites : les lecteurs, d’abord. Les auteurs, ensuite. Dont certains ont été fantastiques et m’ont permis d’avancer dans le milieu… Je leur serais toujours redevable (Max, David, Jean-Luc, Paul et d’autres…
si vous me lisez !).

Haut-le-chœur vient de sortir, comment vous sentez vous ?

Inquiète ! Comme à chaque sortie de livre. J’attends de voir comment il sera accueilli par les lecteurs. Et heureuse aussi de voir ce nouveau bébé, qui porte les couleurs de Rouge-Sang éditions, lâché dans le monde féroce du lectorat !

Quel est la genèse de ce roman ?

En retour de mes précédents romans, une critique revenait souvent. Mes livres se passaient aux Etats-Unis, on attendait de moi que je fasse un thriller français pur jus. J’ai donc tenté le coup.
Et j’avais aussi envie de voir une femme aux commandes. Les thrillers sont souvent remplis de choses bien noires qu’on n’attribue que trop peu souvent à une femme. Et elles sont pourtant capables du pire, elles aussi !
De là
est né Haut-le Chœur.

Alix et Eloane, les deux personnages principaux de votre livre, sont comme le Ying et le yang, de laquelle des deux vous sentez vous la plus proche ?

Ni l’une ni l’autre et des deux en même temps. Ces femmes sont tellement complémentaires qu’on ne peut vraiment dire si l’on se sent proche de l’une ou de l’autre… Et comme aucune ne me ressemble… !

Le mont Nivolet semble avoir une signification particulière pour vous, je me trompe ?

Le Nivolet fait partie de mon paysage. J’habite à quelques kilomètres de Chambéry et cette croix posée en haut du Nivolet domine clairement la vallée. Je la trouve belle. Et comme décrite d’ailleurs dans le livre, belle mais oppressante en même temps. Nous ne sommes que peu de choses face à la nature.

Vous avez participé au recueil de nouvelles Santé, quels souvenirs en gardez-vous ?

Un excellent souvenir. Participer à des recueils collectifs est un très bon exercice de style ! Et c’est toujours très sympa d’être associée à des pointures comme Jacques Saussey, Bernard Minier ou Claire Favan, tout en travaillant pour une bonne cause.

Votre dernier coup de cœur ?

Deux coups de cœur qui viennent tous les deux de la Belgique : Paul Colize (avec un Long moment de silence) et Barbara Abel (avec Derrière la haine). Deux univers différents, deux genres opposés, mais quel talent.

Le mot de la fin ?

Un grand merci à toi, Gaylord, pour ce moment sympathique passé avec toi et un grand merci aux lecteurs car il ne faut jamais oublier que sans eux, un auteur n’est rien.
bonne fin d
e journée !

Un grand merci à vous Gaëlle

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The Cannibal Lecteur 27/10/2013 13:01

Bonjour, DBDLO,

Chouette interview, une fois de plus, on donne la parole aux écrivains qui doivent tout faire eux-mêmes parce que les maisons d'éditions ne les éditent pas. :(

Dommage qu'il faille en arriver à l'auto-édition et de tous les risques qu'elle comporte. Ce qui est chouette, c'est que maintenant, l'auteur a une maison d'édition !

Me donne envie de découvrir ses livres... Zut, ma liste s'allonge !