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Du bruit dans les oreilles, de la poussiere dans les yeux.overblog.com

Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique d'Un requin sous les arbres de Bernard Leconte

Publié le 18 Novembre 2013 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques

Chronique d'Un requin sous les arbres de Bernard Leconte

Un requin sous les arbres est le premier polar de Bernard Leconte. Pourtant l’auteur n’est pas un nouveau venu dans le monde de la littérature, loin de là même, il a déjà écrit de nombreux livres qui ont été récompensés par des prix.

4ème DE COUVERTURE :

L’enquête sur un « petit meurtre de campagne » est confiée au capitaine Rossart du SRPJ - un policier qui se retrouve bien seul dans les Flandres pour cause d’affaire ultra médiatisée à Lille. Cette solitude va se renforcer avec la multiplication de rencontres aussi désobligeantes qu’inquiétantes : une famille aux positions extrémistes, une tenancière de bistrot officiellement antipathique, ou encore un étudiant anarchisant qui semble en vouloir à la terre entière…

MON AVIS :

Voilà un polar des plus atypique ! L’originalité de l’œuvre saute aux yeux dès les premières lignes. En effet, les phrases sont longues, très longues, voire même très très longues. J’avoue que cela m’a perturbé dans un premier temps. Cette construction demande au lecteur une concentration importante.

« Dans le débit de boissons, il y avait apparemment trois personnes : deux hommes rustiques accoudés au bar, qui devaient en être à leur septième demi si on en croyait leur œil luisant, leur peau flasque et violacée, leur air sinistre qui se désagrégeait dans une rigolade explosive, et, derrière ce bar, la patronne, Lucile sans doute, qui ne correspondait à aucun des deux portraits précédemment esquissés, qui était une sexagénaire ou une quinquagénaire, ni volumineuse ni fluette, dotée de cheveux sales autour d’un visage souriant. »

L’enquête est un prétexte qui permet à l’auteur de nous peindre une galerie de personnages assez remarquable.

Bernard Leconte n’hésite pas à donner un phrasé propre à chaque protagoniste. Ainsi, aucun tic de langage n’est épargné (de la répétition aux onomatopées). Cela apporte du caractère aux différents intervenants.

Il est vrai que pour ce qui est du suspens et du dénouement de l’histoire c’est un peu léger. Mais vous l’avez bien compris, ici ce n’est pas le plus important. Ce livre vaut le détour pour son originalité de construction (dans le domaine du polar en tout cas) et la richesse de sa prose. Je pense qu’il peut facilement diviser, mais pour ma part j’ai aimé !

« Ah, complet mon coco ! Comme invertébré, t’es un invertébré extra. Tu ne sais pas te promener sans avoir du bruit dans les oreilles… »

Edition Ravet-Anceau

165 pages

Octobre 2013

9.5€

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 19/11/2013 15:01

Il est vrai que les phrases longues, ça passe ou ça casse.