Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Du bruit dans les oreilles, de la poussiere dans les yeux.overblog.com

Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de La Mort en rouge de Pierre Gaulon

Publié le 9 Janvier 2014 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques, coups de coeur

Chronique de La Mort en rouge de Pierre Gaulon

La mort en rouge est le premier roman de Pierre Gaulon. La couverture est assez remarquable dans les rayons de votre libraire. Impossible de passer à côté de ce regard intense et de ces cheveux couleur sang…

4ème DE COUVERTURE :

                   

Des coups frappés à la porte, comme autant d'appels au secours. A travers le judas, Clément Danver a juste le temps d'apercevoir un homme se jeter du haut de cinq étages. Selon toute vraisemblance, l'homme s'est suicidé. Sauf que... Clément a cru voir, un instant, une autre silhouette. Une jeune femme spectrale à la chevelure maculée de sang. Sans doute a-t-il rêvé... Mais le policier envoyé sur les lieux a lui aussi des doutes sur le suicide. D'autant que la mystérieuse " fille aux cheveux rouges " semble bien réelle. Elle laisse même des cadavres partout où on l'aperçoit. De sombres secrets enfouis depuis la Seconde guerre mondiale ne tardent pas à ressurgir. Pour certains, la vengeance est vraiment un plat qui se mange froid. Pierre Gaulon a une trentaine d'années. Après des études de lettres modernes et une expérience de professeur de français, il dirige désormais son entreprise dans l'univers du jouet. " La mort en rouge " est son premier thriller.

 

 

MON AVIS :

 

Pierre Gaulmon ne ménage pas ses effets ! Dès les premières pages, on entre pleinement dans le livre. Cette courte introduction, qui se déroule en 1944, est révélatrice du style de l’auteur : cinématographique et immersif.

Les images se bousculent déjà dans notre tête. Une jeune fille se réveille couverte de sang, le corps de sa mère et de son frère tous deux décédés à ses côtés.

 

« Affolée, elle se dégagea de toutes ses forces de l’étreinte du poids mort qui la recouvrait. Ses bronches sifflaient sous l’action conjuguée du froid et de l’effort. Une lumière l’éblouit, elle se redressa, plissa les yeux pour s’accoutumer à la clarté. Elle leva une main pour se protéger de la lumière éblouissante, puis, horrifiée, l’éloigna de son visage. D’où provenait tout ce sang ? »

 

S’en suit une présentation des trois personnages principaux, un chapitre pour chacun d’eux.

Il y a Clément, un étudiant brillant, mais qui a tendance à beaucoup faire la fête et abuser de la boisson. Il sera le témoin d’un étrange suicide sur lequel va enquêter le lieutenant Sernam, un homme droit et efficace dans son travail. Lou sera le troisième protagoniste. Ancienne gendarme, elle exerce désormais l'activité de détective privé, elle s’associera avec Clément pour résoudre l’énigme de la" femme aux cheveux de sang".

 

L’intrigue est riche, mêlant drame du passé (quelques chapitres relatent des faits de 1944), légende urbaine (la fille aux cheveux rouges qui apparait à la manière de la dame blanche) et thriller. Le rythme est intense et ne nous laisse pas un seul instant pour reprendre notre respiration.

 

Pierre Gaulon délivre un page-turner fortement influencé par le septième art dans sa structure. Tout comme chez Franck Thilliez, on a l’impression d’assister à un film tant les scènes ont un impact visuel. Le lecteur est plongé au cœur de l’action.

Les personnages sont bien construits, particulièrement le duo Lou/Clément.

 

La mort en rouge est une oeuvre picturale de toute beauté et c’est avec grand plaisir que je découvrirais les autres couleurs que Pierre Gaulon possède sur sa palette lors de la sortie de son second roman, Noir Ego, prévue pour mars.

 

 

City Editions

295 pages

Mai 2013

18€

 

Commenter cet article

Dubruit Danslesoreilles 10/01/2014 21:38

Rien à voir Alex! fonce!!!

The Cannibal Lecteur 10/01/2014 21:37

Hello,

Ok, je note ! Tu n'es pas le premier à le conseiller ! ;)

Alex-Mot-à-Mots 10/01/2014 11:06

La couverture ne m'aurait pas tentée, trop connotée "romans de vampires pour ados".