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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur

Publié le 5 Avril 2014 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques

Chronique de Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur

Pour générer l’achat d’un livre, il peut y avoir plusieurs facteurs :

  • 1/ On nous l’a recommandé
  • 2/ On a trouvé l’auteur sympa
  • 3/ Le titre et la couverture donnent envie

Dans le cas de Les larmes rouges du citron vert (que j’appellerais LLRDCV par souci d’économie de frappe) de Lucie Brasseur, c’est les trois critères qui ont été réunis.

Avec un titre à rallonge qui concurrence même celui de mon blog, il fallait bien que je me fasse mon avis !

4ème de couverture.

Amy a 29 ans et travaille dans une start-up de téléshopping. Lorsque son employeur l’incite à s’investir dans une démarche sociale, Amy y voit l’occasion de redonner du sens à sa vie professionnelle, et s’engage au Galaxie, lieu d’accueil de SDF à Paris. Là, personne ne lui parle, personne ne semble la voir. Pourtant, un matin, Mélanie – jeune SDF de 20 ans – lui adresse enfin la parole… mais elle sera retrouvée morte quelques jours plus tard. Et, tous ceux avec qui Amy tissera enfin des liens seront assassinés violemment. Alors que l’enquête piétine et que la police semble impuissante, Amy va troquer son costume d’assistante de production pour celui d’apprentie enquêtrice. Formant un duo atypique avec un jeune inspecteur – entre hostilité et jeu de séduction – elle va plonger dans les eaux troubles d’un milieu dangereux et inconnu, avec ses codes et son propre langage, celui du citron vert… Mêlant thriller, drame social et jeu de séduction, Lucie Brasseur nous offre un premier roman original et réaliste : pris dans un style vif, le lecteur ne peut s’empêcher de tourner les pages au fur et à mesure que le mystère s’épaissit…

 

 

MON AVIS :

Lucie Brasseur nous prend à revers dès les premiers chapitres. Alors qu'à la vue du sujet abordé (assassinats de SDF) on pouvait s’attendre à une plume sombre, l’auteure nous livre près de 50 pages qui se rapprochent plus de la littérature blanche que noire.

Lucie Brasseur utilise la première personne et instaure un dialogue entre le protagoniste principal et le lecteur. La grande force du texte revient au capital sympathie et empathie que nous allons avoir pour Amy. En effet, l’héroïne de LLRDCV est une accro aux livres un brin rêveuse avec « une belle âme ».

On dit toujours que l’auteur met de lui dans ses personnages surtout lorsqu’il s’agit d’un premier roman. Il est ici clair qu’Amy, c’est un peu Lucie, mais pas seulement. Elle ressemble également à tous les passionnés de la littérature qui ont des tonnes d'histoires plein  la tête et qui adoreraient en vivre une.

À partir de ce moment-là, le pari est gagné, LLRDCV est adopté et on se délecte des turpitudes de cette petite brune aux yeux noisettes à qui on s'identifie sans difficulté.

Mais n’allait pas croire que les qualités du roman s’arrêtent là. Lucie Brasseur s’est de toute évidence beaucoup documentée sur  le fonctionnement des centres d’hébergement de SDF et en profite pour nous rappeler que la misère peut s’abattre sur chacun d’entre nous et que l’indifférence est un fardeau lourd à porter.

 Fort d’une expérience conséquente du milieu de l’entreprise, l’auteure restitue à merveille l’atmosphère si particulière qu’il y règne.

Il y a bien quelques « tics » narratifs, mais rien ne vient vraiment gêner le plaisir de cette lecture qui, comme un zeste de citron vert, est fraîche et acide à la fois.

Au travail Lucie, j’attends votre prochain roman avec impatience.

 

 

Bookly Editions / Editions Prisma

Janvier 2014

238 pages

13,90€

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 07/04/2014 14:21

Un premier roman qui a l'air réussit.