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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

Publié le 9 Septembre 2014 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques, coups de coeur

Chronique de On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

On ne voyait que le bonheur

D’abord il y a Antoine. Son métier d’agent d’assurance. Embauché pour être un salaud ; « Je suis payé pour payer le moins possible ».

 Il y a ses parents, une mère qui s’enfuit, un père impuissant, une sœur meurtrie.

Il y a de beaux moments. Un lien fraternel fort, de l’amour, de la tendresse. Il y a une femme, la femme, des corps qui s’aiment, se cambrent, se tordent puis se déchirent.

Il y a des naissances, des questions qui ne viennent pas, des réponses que l’on ne comprend pas.

Il y a un homme brisé, qui a peur, faible, incapable de se réaliser.

Il y a l’ombre du passé, des heures sombres qui se répètent comme un cycle immuable, le cycle de la vie.

Il y a une indicible peine, la peine qui grandit, le manque qui tiraille.

Et puis la bête.

Les couleurs sépia des souvenirs tournent pourpre. Coup de couteau qui déchire les chairs et vous frappe aux tripes. Nausée, larmes, écœurement.

Le noir.

La culpabilité, les accusations, le déni.

La tâche carmin s’atténue, le temps, toujours le temps. Le vif devient pâle, présent æ vitam, mais moins intense.

Puis la lumière, le soleil, la mer.

Et enfin « On ne voyait que le bonheur »

 

Voilà la seule manière que j’ai trouvé pour vous transmettre ce que j’ai ressenti à la lecture du livre de Grégoire Delacourt. Cet auteur à une plume intense, à la forte personnalité. Un style incroyable, une originalité folle.

Si vous voulez comprendre mon propos, il vous faut lire On ne voyait que le bonheur.

 

Présentation de l'éditeur

« Une vie, et j'étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l'appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu'on fait, l'envie de changer le monde.
Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
Combien valurent les nôtres ? »
À force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.

 

 

Editions JC Lattès

360 pages

Aout 2014

19€

Commenter cet article

Dubruit Danslesoreilles 11/09/2014 13:50

c'est hautement recommandé en effet!

Léa Touch Book 11/09/2014 07:59

Il faut que je le lise ! :D

Dubruit Danslesoreilles 09/09/2014 22:21

Merci, c'est vraiment gentil. J'en ai profité pour faire un tour sur blog. Félicitation, il va directement dans mes favoris!

Scarlett Julie 10/09/2014 21:33

Oh merci beaucoup !!! Ca me fait super plaisir !

Scarlett Julie 09/09/2014 22:12

Je trouve bien au contraire que ces quelques lignes résument parfaitement le ton du roman sans en dévoiler l'intrigue ! Et là j'admire car j'ai été incapable de le faire !!! Un roman intense et maîtrisé ! BRAVO pour ta chronique !

Dubruit Danslesoreilles 09/09/2014 21:28

Merci Julie, j'avais un peu peur en publiant une chronique pareil, tu me rassures sur mon choix!