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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de Gipsy Paladini- J'entends le bruit des ailes qui tombent

Publié le 24 Août 2015 par Gaylord Kemp in Chroniques

Chronique de Gipsy Paladini- J'entends le bruit des ailes qui tombent

Si J’entends le bruit des ailes qui tombent sort en auto-édition, son auteure, Gipsy Paladini, est bien connue des amateurs de thrillers. Nous lui devons déjà Sang pour Sang (publié en 2010 aux éditions Transit et) et Ainsi naquit Ted Bundy (aux éditions L’Ecailler). Ces deux romans mettent en lumière son personnage récurrent : Al Seriani.

 

Bienvenue à New York City. Nous sommes en 1969. La ségrégation n’a pas encore fini de faire parler d’elle et la prohibition est toujours fraiche dans les esprits.

Un tueur en série execute de jeunes enfants et « expose » son art obscène par le biais de mises en scène cauchemardesques.

Al Seriani, peine à se remettre de la mort de son coéquipier. Il se lance à corps perdu dans cette traque où il risquerait bien de se perdre lui-même.

La première chose que l’on remarque à la lecture de J’entends le bruit des ailes qui tombent, c’est le style de l’auteur. Les réparties sont cinglantes. Les flics se vannent, bousculent les suspects et ont la main lourde.

L’ambiance « film noir » est parfaitement restituée et les amateurs  vot se régaler.

Le personnage d’Al est en quête de sens à sa vie. Le chaos l’entoure et les prostituées qu’ils rencontrent régulièrement semblent être son seul réconfort (avec la bouteille). Le flic désabusé est un poncif dans ce type de littérature, mais Gipsy Paladini arrive à aller au-delà et proposer quelque chose d’intéressant.

Il est également judicieux de faire référence aux prémices du profilage désormais bien connu de tous.

 

J’entends le bruit des ailes qui tombent est un thriller très sombre, rude et cru qui apporte sa pierre à l’édifice du genre.

 

 

4ème de couverture :

Al avait déjà pensé au mal, le pur et dur, celui qui ne connaît ni la souffrance, ni la morale, celui qui évolue dans un néant absolu sans passé, sans présent, sans futur. Il avait parlé à des tueurs dans les yeux desquels il n’avait rien lu. Le vide. Le noir. Un abîme. Pas même une branche pourrie à laquelle s’accrocher. On plongeait en chute libre dans leur rétine et on ne s’arrêtait jamais, parce que le mal n’a pas de fond. New York. 1969. Entre les bouleversements sociaux et politiques qui saignent les États-Unis en cette fin de décennie, des meurtres ne pèsent pas lourds dans une ville comme New York. Mais lorsque des enfants sont retrouvés chez eux assassinés dans des mises en scène macabres, la terreur s’installe. Al Seriani, un flic rongé par la culpabilité depuis la mort de son collègue, est mis sur l’affaire. Mais l’instabilité de son état émotionnel ne lui rend pas la tâche facile. Révolté par sa vie personnelle chaotique et l’indifférence des suspects, il tente tant bien que mal de contenir la boule vibrante de rage qui grossit en lui. L’enquête le mène sur les traces d’une vieille légende qui le poussera à fouiller dans le passé obscur de l’humanité, un passé semé de cadavres où il se trouvera confronté aux origines de la cruauté des hommes, mais également à ses propres origines, dévoilant l’abominable vérité sur sa naissance. Un roman noir aux dialogues percutants, baignant dans l’ambiance chaotique du New York des années 60. Une enquête explosive, entre drame et ironie, qui nous guide sur les traces d’êtres cruels et sans conscience. Les vrais visages qui surgissent au milieu des personnages nous montrent qu’entre la fiction et la réalité, il n’y a parfois qu’un fil.

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