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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de "Vertige" de Franck Thilliez

Publié le 8 Février 2013 par Dubruit Danslesoreilles

Chronique de "Vertige" de Franck Thilliez

« Vertige » est ma première rencontre avec Franck Thilliez. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lire un de ses romans alors qu’il connait un succès à la fois critique et populaire ? Et bien c’est justement ce succès qui est la cause de cette attente. C’est un trait de mon caractère, j’aime découvrir de nouveaux auteurs avant leur réussite. J’ai pourtant décidé de mettre de côté mes habitudes et me pencher sur le « cas Thilliez ». En plus nous sommes presque voisins, c’est toujours sympa de savoir que des gens talentueux habitent pas loin de chez vous, ça donne de l’espoir.

Mais je m’égare, revenons à « Vertige ». Tout commence comme un épisode de la saga « Saw ». Trois hommes et un chien se retrouve enfermés dans un gouffre au cœur d’un glacier. Deux des hommes sont enchainés et le troisième porte un masque de fer qui menace d’exploser s’il s’éloigne trop de ses compagnons d’infortune. Qui a pu les enfermer de la sorte et pourquoi ? Voilà les questions que l’on se pose tout au long de la lecture de ce thriller.

Franck Thilliez décline à merveille un huit clos haletant et dynamique. L’illustration parfaite de la célèbre phrase de Sartre « l’enfer c’est les autres ». Les autres c’est Farid jeune magrébin mystérieux, Mickael employé d’un abattoir à la carrure imposante et Jonathan un ancien alpinist qui a l’habitude de la survie en milieu extrême.

La survie c’est l’un des principaux thèmes abordés par l’auteur. Il met ses personnages dans des conditions extrêmes qui les poussent à commettre des actes dont ils ne se seraient jamais crus capable. On observe d’ailleurs un changement dans les personnalités au fur et à mesure que les pages défilent (et elles défilent vite car ce roman est addictif). Mickael en est un parfait exemple, il passe de grand gaillard pato à un inquiétant colosse sans scrupules.

On sent que l’auteur s’est documenté et n’hésite pas à utiliser un vocabulaire assez technique lorsqu’il nous décrit le gouffre ou nous parle d’alpinisme.

Son écriture est vive et colle pleinement à ce style de livre. On éprouve des sentiments de claustrophobie et de répulsion face à ce retour à l’état sauvage.

Voilà mon premier Thilliez fini…ça ne sera pas le dernier.

Editions Fleuve Noir (2011)

350 pages

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