Merde à Vauban, le polar de Sébastien Lepetit a eu les honneurs de recevoir le prix du coup de cœur 2013 des lecteurs de VSD il y a quelques mois.
4ème DE COUVERTURE :
Une enquête policière dans la bourgeoisie provinciale. Un vieux briscard commissaire et un jeune lieutenant parisien se lancent sur les traces d’un tueur insaisissable. Besançon, mai 2008. Pierre-Jean Montfort, adjoint au maire et professeur d’histoire, donne une conférence pour promouvoir la candidature des sites historiques de Vauban au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lendemain matin, il est retrouvé mort au pied de la citadelle. Meurtre ou suicide ? Affaire privée ou coup porté à la candidature de la ville ? Fabien Monceau, jeune lieutenant de police fraîchement nommé à Besançon, va mener l’enquête aux côtés du commissaire Morteau, un Franc-Comtois chevronné et bourru. Une enquête difficile menée de main de maître par un duo explosif !
MON AVIS :
Sébastien Lepetit démarre ce roman de manière fort structurée. Les deux premiers chapitres présentent un à un les deux personnages principaux (le duo de Monceau/Morteau). Le troisième s’attarde sur la future victime, un adjoint au maire spécialiste de Vauban qui sera retrouvé mort au pied d’une citadelle.
La ville de Besançon est au centre du récit, l’auteur nous y promène de meurtre en meurtre. Sebastien Lepetit voue un véritable amour à cette ville et cela se sent. Comment ne pas avoir envie de visiter tous ces superbes bâtiments et constructions après avoir lu ce livre. Il aurait assurément sa place à l’office de tourisme.
Pourtant attention, ce n’est pas le guide du routard que vous avez entre les mains, mais bien un polar. L’intrigue se déroule dans le milieu un peu particulier de la municipalité où la cupidité et l’hypocrisie sont monnaie courante (dans le roman bien sûr).
Un autre facteur intéressant de Merde à Vauban est le caractère antagoniste des personnages. D’un côté nous avons Fabien Monceau, un jeune diplômé de l’école de police, parisien pur souche très à cheval sur le règlement, de l’autre Morteau, flic à l’ancienne qui aime se promener pour réfléchir et qui a une fâcheuse tendance à abuser des bonnes choses.
L’opposition des deux flics permet des mises en situation délicieuses.
Sébastien Lepetit nous régale avec ce Merde à Vauban, un met de qualité que l’on déguste avec appétit.
Éditions Les nouveaux auteurs
385 pages
2013
18 €