Depuis 2011, les éditions French Eyes essaient de tirer leur épingle du jeu face aux mastodontes de l’édition du comics. La ligne éditoriale de la maison : du fantastique, de la SF souvent issue de franchise (Hellraiser, True Blood, Doctor Who).
Aujourd’hui, je vais vous parler du premier des trois tomes existants de Dracula, la compagnie des monstres.
Lorsque le dirigeant d’une puissante société américaine met la main sur les ossements du plus célèbre des vampires, il n’a qu’une idée en tête, le ramener à la vie. Mais pour cela, il faut apprendre tous les sortilèges nécessaires et donner son propre sang. Mais surtout, une fois ressuscité, il faudra contenir Dracula, ce qui sera encore plus difficile…
Encore une BD sur Dracula ? Eh bien oui, mais quand c’est bien fait, ce qui est le cas ici, et bien on aurait tort de se priver.
Si la couverture laisse à penser à une vision « victorienne » toute droite issue de l’œuvre de Stoker, il n’en est rien. Le conte aux canines hypertrophiées, bien que fraichement réanimé par une équipe de chercheurs à la solde d’une puissante société, est au fait des méandres du microcosme de la finance et n’est en aucun cas décontenancé par le monde actuel.
L’angle abordé est original et les personnages sont bien construits.
L’intrigue se met en place et on imagine déjà un futur duel entre une famille de chasseurs de vampires et une autre d’entrepreneurs avec le charismatique et inquiétant Dracula au milieu.
Le dessin, sans être extraordinaire fonctionne bien et colle au style.
Il ne me reste plus qu’à lire le second tome !
Scénario : Kurt Busiek, Daryl Gregory
Dessins : Scott Godwelski
Décembre 2011
13€