Un vent de fraicheur vient de souffler sur mes lectures.
Avec « J’ai fais comme elle m’a dit » j’ai souri, parfois même rit. Pourtant nous avons bien à faire à un thriller hyper-vitaminé bourré d’actions avec des personnages hauts en couleur.
Il y a Pierre pour qui le boulot consiste à évacuer des locataires indésirables de manière assez musclée et Sahaa une jeune asiatique au tempérament de feu. Ils ont tous deux une relation assez particulière entre amour, amitié et agacement mutuel.
Ils se connaissent depuis leurs jeunes années et leurs destins ne cessent de se croiser.
C’est donc tout naturellement que Sahaa, qui s’est mise dans une situation délicate, débarque de nouveau dans la vie de son Pierrot un peu comme un cheveu sur la soupe.
La jeune asiatique s’est embarquée dans une histoire rocambolesque où elle se retrouve être une clef vivante faisant d’elle la gardienne d’un secret qui pourrait changer la face du monde.
On peut dire que nos deux compères sont désinvoltes, et malgré le fait qu’ils soient traqués à travers toute l’Europe ils ne se privent pas pour prendre du bon temps (ils aiment boire beaucoup, se droguer un peu et ne se privent pas des plaisirs de la chair).
Le ton est vraiment très drôle et les personnages bien construits. Surtout Pierre qui est une sorte de chevalier servant que Sahaa se plait à rabaisser (même s’il est évident qu’elle a beaucoup de tendresse pour lui). On ne peut que sourire à sa propension à tomber amoureux de toutes les femmes qu’il croise et ce sans aucun apriori (qu’elles soient prostituées, droguées ou 30 ans plus âgées).
Ce livre nous renvoie à une autre époque, il y a un côté très 90’s et « années fac ».
L’écriture de Pascal Thiriet est vraiment agréable est facile à lire. Le rythme est vraiment bon et j’adore son humour. On lui pardonne aisément le caractère un peu incongru que prend parfois l’intrigue.
Voilà un premier livre fort prometteur, un peu fou, un peu tendre et vraiment drôle.
Editions JIGAL
Février 2013
232 Pages
17.5€