Lisa Unger n’en est pas à son premier essai, elle est l’auteur d’une dizaine de romans dont un bon nombre sont des Best-sellers dans son pays d’origine les Etats Unis.
Dans « L’île des ombres » elle nous propose de suivre trois destins de femmes. Il y a Birdie issue d’une riche famille qui est propriétaire de Heart Island, une île isolée à la beauté sauvage. Cette femme qui, bien que d’un âge avancé (un peu plus de 70 ans), conserve un sacré caractère et une fâcheuse manie de prendre tout le monde de haut, surtout sa famille. Sa famille il en est justement question puisque le deuxième destin que l’on va suivre est lié à celui de Bridie car il s’agit de celui de Kate sa fille. Et enfin Emily, jeune serveuse qui va de désillusions en désillusions et subit la mauvaise influence de son petit ami Dean.
L’auteur nous dévoile une histoire de famille sur quatre générations avec un grand nombre de personnages. Tout cela est vraiment bien amené car Lisa Unger nous permet d’identifier rapidement toute cette foule par le biais d’anecdotes sur leur passé. On digère bien cette multitude de visages aux caractères bien distincts. Cette force est aussi une faiblesse car cela nuit au rythme de l’intrigue. Mais tout est contrebalancé par des chapitres plus courts axés sur Emily qui se révèlent bien plus nerveux.
La seconde partie, elle, fait la part belle au suspens avec un petit côté « Les nerfs à vifs » / « Panic Room » des plus agréable.
A noter une jolie mise en abîme, extrait : « Richard Cameron était un écrivain très sombre…Certains le considèrent comme un auteur de romans noirs. Mais en réalité, ses livres sont surtout de magnifiques et fulgurantes galeries de personnages, dont il dresse le portrait. » . Voilà qui résume parfaitement « L’île des ombres ».
Editions du Toucan Noir
Mars 2013
443 pages
20€