Les éditions Pocket ont eu la bonne idée de lancer une collection de romans courts (ou longues nouvelles, à votre bon vouloir). Ce format est propice à la découverte d’auteurs.
Après avoir chroniqué l’Encre et le Sang de Thilliez et Scalese voici Raclée de Verts de Caryl Férey.
Résumé de 4eme de couverture :
À Saint-Étienne, la vie de Michel se résume à peu de chose : nourrir son chien, regarder les matchs de foot et étrangler de vieilles dames. Un beau programme auquel il s’astreint avec Janvion, le chien en question, aussi crétin qu’agonisant.
Seulement à chaque nouveau meurtre, Michel se réveille avec un sens en moins. L’odorat, le goût, le toucher... Dans son pavillon sordide, Michel commence à se demander si tout tourne bien rond. Question neurones, Michel, c'est pas la ligue des champions.
Mon avis :
Voilà un texte complètement azimuté. Caryl Férey s’est fait plaisir ! Le personnage principal est immoral et d’une bêtise rare. Michel, qui zigouille les vieilles dames pour leur piquer leur « boîte noire » (comprenez leur bas de laine), est débordant de méchanceté. À part shooter son chien, boire de la bière et regarder le foot dans son salon (il est interdit de stade), rien ne l’intéresse (surtout pas bosser). C’est un croisement entre Omer Simson et Mémé Cornemuse, le personnage de Nadine Monfils.
Il y a énormément de références footballistiques, mais ne vous inquiétez pas, les allergiques du ballon rond trouveront quand même leur bonheur dans cette farce noire où l’auteur semble s’être vraiment amuser.
« Le foot me rend malade, mais je regarde quand même : c’est comme les fesses des femmes, on peut pas s’en empêcher. ».
Editions Pocket
86 pages
Janvier 2013
3.9 €