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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de Trois heures avant l'aube de Gilles Vincent

Publié le 31 Mars 2014 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques, coups de coeur

Chronique de Trois heures avant l'aube de Gilles Vincent

En 2013, j’ai découvert Gilles Vincent par le biais de Djebel, véritable petit chef-d’œuvre. Je suis tombé sous le charme de la plume de l’auteur.

Nous voici en 2014 et voilà qu’arrive Trois heures avant l’aube. Le titre sonne comme une promesse : l’obscurité de la nuit prendra bientôt fin et laissera place à la lumière du soleil. Encore faut-il tenir jusque là…

4ème de COUVERTURE :

 

Kamel, vingt et un ans, armé pour la guerre sainte, s’apprête à verser le sang de l’ennemi. Bientôt un jeune militaire est sauvagement assassiné dans les toilettes de la gare Saint-Charles à Marseille. Sabrina, trente-cinq ans de déprime et d’obsessions, claque la porte de son HLM de Valenciennes. Un peu plus tard, la complice du pédophile Jean-Marc Ducroix est égorgée en Belgique, aux portes d’un couvent. Grégor, trente ans d’usine, vient de se faire licencier sans autre formalité. Quelques jours après, à Pleucadeuc, le patron de l’entreprise est victime d’un enlèvement crapuleux… Entre peur, folie, rage et désespoir… Trois faits divers, trois parcours cabossés, trois vies brisées. Touchée de plein fouet, la commissaire Aïcha Sadia va, dans cette nouvelle enquête, basculer sous nos yeux, de la force à l'anéantissement. « Gilles Vincent, un auteur pétri de qualités. Un de ceux qui vous happent dès les premières lignes et qui vous laissent une trace une fois la dernière page tournée… » Le Noir Émoi. « Toujours sur le fil, captifs à chaque page, tendus jusqu'au dénouement… » Intramuros.

 

MON AVIS :

 

Je viens à peine de terminer ce roman. Juste quelques minutes me séparent de la lecture du chapitre final. J’ai choisi de vous délivrer un ressenti à chaud car c’est ce que j’aime faire quand un livre m’a transporté. C’est la meilleure manière, selon moi, de vous transmettre mon enthousiasme même si cela se fait au détriment d’une analyse plus poussée du texte.

Gilles Vincent nous raconte trois trajectoires, trois destins brisés par tout ce que la nature humaine a de plus abjecte.

Trois heures avant l’aube nous montre à quel point l’innocence peut être pervertie à l’extrême, comment trois personnes passent du statut de victime à celui de bourreau.

 C’est bien là la grande réussite de l’auteur. Par ce procédé, il humanise ces gens qui pour une raison ou une autre, ont franchi la ligne jaune.

La question posée est de savoir pourquoi. Pourquoi ils ont basculé dans le crime. Il n’y a pas de parti pris ni même de jugement. Juste un constat.

J’ai grandement apprécié le fait de retrouver le commissaire Aïcha Sadia déjà présente dans Djebel. L’aube, c’est un peu elle. C’est une femme de valeurs, de celle qui ont la force de faire avancer les choses.

L’écriture de Gilles Vincent rend le livre très agréable à lire et empreint de poésie.  Une poésie des mots et aussi des images qu’elle invoque.

Entre neige et soleil, entre froid et chaleur, entre crépuscule et lumière, Trois heures avant l’aube est une des plus belles lectures que j’ai faites en ce début d’année.

 

 

Editions Jigal

Février 2014

225 pages

18,50€

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 01/04/2014 13:21

L'auteur a su faire aussi bien pour ce second roman.