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Blog culturel. Chroniques littéraires, musicales et interviews

Chronique de Les cadavres en fleurs d'Elodie Soury-Lavergne

Publié le 5 Janvier 2014 par Dubruit Danslesoreilles in Chroniques

Chronique de Les cadavres en fleurs d'Elodie Soury-Lavergne
Ce qui est bien avec les salons du livre, c’est de découvrir de nouveaux auteurs qui ne bénéficient pas forcément d’une couverture médiatique importante. Combien de perles sont encore méconnues ? Heureusement, il y a des petites maisons d’édition qui se risquent à publier des ouvrages décalés et un peu en marge des productions actuelles.
Les cadavres en fleurs d’Elodie Soury-Lavergne.

 

4ème DE COUVERTURE :

 

Il s’ appelle Fulbert Roty. Il est rentier, asocial et complexé par la sonorité du patronyme dont l a étrangement affublé sa mère, pianiste virtuose. Il se sent aussi très seul et déteste les vieilles peaux. Peut-être parce que sa mère n’ a pas eu l occasion d en devenir une. Elle est décédée un matin il avait dix ans juste après l éclosion d’ un perce-neige, une brève coupure d’ électricité et la toilette matinale de son père. Depuis, Fulbert affiche une véritable passion pour les fleurs, qui fanent, sèchent. Que l on peut garder près de soi toute une vie. Il voudra bientôt faire profiter l humanité de cette qualité florale, quel qu’ en soit le prix... Autour de lui gravitent également un chien juif circoncis prénommé Rabbin, une sirène amatrice de parties de pêche à la canne à strophes, un steward cannibale, un Blobfish inutile, un porc populiste et une girafe complexée.

 

MON AVIS :

 

Voici un roman décalé. Écrit à la première personne, l'auteure  créée un héros original et complètement barré. Ce dernier est asocial et n’a pas une once d’empathie pour le genre humain.

Fils d’une grande pianiste, Fulbert est à l’abri du besoin. La mort de sa mère survenue alors qu’il n’avait que dix ans l’a profondément marqué. Sous couvert de son humour noir, Les cadavres en fleurs nous parle avant tout de la perte d’un être cher et de l’incapacité de surmonter ce drame.

Elodie Soury-lavergne  a, dès son premier roman, trouvé un ton et un style qui lui sont propres. Elle nous narre une fantaisie à mi-chemin entre l’univers d’Amélie Poulain et celui de Nadine Monfils.

À titre d’exemple, un des personnages du livre écrit des poèmes grâce à une « canne à strophe ».

C’est drôle, parfois émouvant et d’une imagination débridée. Vous l’avez compris, j’ai adoré !

 

 

Dub editions

Mai 2013

140 pages

12€

 

 

Commenter cet article

DF 08/01/2014 21:26

Effectivement, l'auteure a une voix très personnelle. Je me souviens de cette lecture, qui m'a procuré un bonheur assez particulier - j'en parlais ici: http://fattorius.over-blog.com/article-article-sans-titre-115173238.html

C'est sympa de voir que cet ouvrage empreint d'un esprit et d'un humour particuliers fait, mine de rien, son petit bonhomme de chemin et trouve son lectorat.

Alex-Mot-à-Mots 06/01/2014 10:11

J'aime bien le jeu de mots que tu cites. Tu me donnes envie d'en découvrir plus.